jeudi 11 décembre 2008

L’image du journaliste

Qu’est-ce qu’un journaliste? Voila la question qu’une centaine de journalistes et étudiants se sont posé au Château Frontenac la fin de semaine dernière, ou se tenait le Congrès annuel de la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec.

À l’occasion de son 40eme anniversaire, la FPJQ s’est penchée sur l’impact du nouveau journalisme et de la montée du journalisme web. Dans ce qu’elle appelle « La Révolution tranquille de l’information », la Fédération soulève certaines craintes quant à l’étiquette de journaliste que tout le monde semble s’approprier. Dans pareilles circonstances, le public éprouve de la difficulté à discerner les journalistes professionnels des autres communicateurs de tout acabit.

Certains membres ont soulevé le manque d’ordre professionnel au sein du journalisme. Selon eux, un tel ordre permettrait de redorer le blason du métier et faciliter le discernement entre les « vrais » journalistes et les « faux ». La résolution du Conseil d’Administration du 7 décembre de la FPJQ mentionne « que le respect des règles de déontologie est la seule chose qui distingue les journalistes professionnels des citoyens et autres communicateurs ».

D’autres membres, dont le président de l’Association des Journalistes Indépendants du Québec, Nicolas Langelier, croient que le nombre peu élevé de plaintes envers les journalistes ne justifie pas l’instauration d’un ordre professionnel. Le public est-il satisfait du travail des journalistes? Ou est-il simplement ignorant des règles qui régissent leur travail? Les récents sondages confirment que la population colle la même image aux journalistes qu’aux vendeurs d’automobiles usagées.

En unissant leurs efforts, le conseil de presse du Québec et la FPJQ s’attaque aux problèmes d’image dont souffrent les journalistes. Une telle association donnera une crédibilité à ceux-ci, alors que le pouvoir de tribunal d’honneur du conseil de presse sera couplé au Guide de la Déontologie de la FPJQ.

Cependant, selon les propos recueillis au congrès, la FPJQ ne doit pas essayer de conformer ses journalistes dans un esprit corporatif. Le journalisme doit demeurer une profession ouverte, accessible à tous ceux qui désirent informer et débattre sur les enjeux sociaux.

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